
Ce qu'est la société Mensa
Mensa, aussi connue comme la Société internationale des personnes à Q.I. élevé, est une organisation réunissant des personnes qui obtiennent un résultat de 98 et plus de rang centile à des tests d'intelligence.
Mensa fut fondée en Angleterre en 1946 par Roland Berrill, un avocat, et par le docteur Lance Ware, un scientifique et avocat. Ils eurent l'idée de former une société de gens brillants, la seule exigence pour devenir membre étant un Q.I. élevé. Les buts premiers étaient de créer une société apolitique et libre de toutes distinctions de race ou de religion. Ils empruntent à l'Empire romain leur nom : «mensa» pour représenter la table autour de laquelle ils souhaitent faire se rencontrer des personnalités brillantes.
La Société Mensa Canada accueille des personnes de toutes origines sociales dont le Q.I. les place dans le 2% supérieur de la population. L'objectif de ses membres est d'apprécier la compagnie de personnes semblables et de participer à un vaste éventail d'activités sociales et culturelles.
La naissance de Mensa Canada
Quand Lance Ware a fondé la société Mensa peu après la deuxième guerre mondiale, cet organisme était strictement anglais. Si des personnes de d'autres nationalités voulaient y adhérer, elles étaient les bienvenues mais il n'y avait aucune activité locale. En 1960, le groupe britannique a autorisé une rencontre dans la ville de New York: ce fut l'activité qui initia la formation d'un groupe en Amérique du Nord. 
Plus tard, Peter Urquarht, un Mensan originaire d'Écosse, émigra au Canada et se retrouva dans ce qu'il considérait comme un désert intellectuel. Ni son travail, ni sa vie sociale ne lui fournissaient l'occasion de rencontrer des gens au potentiel intellectuel égal au sien. Il n'y avait pas de groupe Mensa à Toronto, ni ailleurs au Canada.
Il décida de recruter des membres par le biais d'annonces dans des journaux locaux.
Les éditeurs de ces journaux se méfiaient: ils pensaient que leur auteur tentait de recruter des participants pour des activités sexuelles illicites et ne publièrent pas ses annonces. Ses annonces finirent cependant par être imprimées et Henry David Lee de Toronto écrivit le test (expédié et corrigé à partir de New York), se qualifia et en 1962 devint le premier Canadien à avoir écrit le test sous supervision canadienne. Le district canadien de Mensa Amérique du Nord était formé.

Henry fut élu secrétaire local par acclamation étant donné que les deux seuls membres à cette époque était Peter et lui-même. Le nombre de membres s'accrût et Henry devint le vice-président canadien d'un organisme qui était légalement une corporation new-yorkaise.
En 1966, un comité formé de Fred Fishell, sa femme, la docteur Fishell, de Gordon Haliburton, Peter Urquarht et d'une autre personne fut mis sur pied pour réfléchir à la création d'un groupe Mensa canadien . juste à temps pour le centenaire de la Confédération. Ce comité a passé plusieurs heures à travailler sur des thèmes comme les problèmes légaux, la constitution, le recrutement des membres, l'organisation des élections selon les exigences internationales, les exigences nord-américaines, et plus. Et rappelez-vous que si vous enfermez 3 membres de Mensa dans une pièce, vous allez obtenir 4 opinions, 5 religions et 6 églises!
Ce travail difficile connut cependant sa récompense lors de l'assemblée générale annuelle de Mensa Amérique du Nord à Montréal, QC, pendant la dernière fin de semaine de juin 1967. Les affaires courantes furent réglées
jusqu'à un certain item de l'ordre du jour où on demanda aux Canadiens présents de se regrouper d'un côté de la salle et de procéder à leurs propres élections pour former une nouvelle entité connue sous le nom de Mensa Canada. Henry David Lee fut alors élu comme premier président de cet organisme.
Bien sûr, tout cela ne s'est pas fait tout seul. Margaret Haliburton a fait le plus gros du travail. À cette époque, son mari et ses enfants étaient tous membres de Mensa, ce qui leur valait quelques taquineries bien amicales. Dans les mois précédents, elle avait reçu une information plutôt succincte concernant les coordonnées des membres nord-américains de Mensa: il semblait même que le bureau de Mensa à New York était incapable de fournir une liste distincte des membres canadiens. Peut-être pensaient-ils que la Saskatchewan était un état de l'ouest américain (ou un territoire, ou un protectorat)!
Margaret s'est mise à la tâche dans son bureau fort sophistiqué (sa salle à manger) bien équipé (imprimante, fiches d'enregistrement, crayons et papier) et plusieurs boîtes de rangement pour le classement. Avec beaucoup de détermination, elle a réussi à trouver, cataloguer et contacter plus de 600 Canadiens qui étaient membres de Mensa.
Margaret L. Haliburton
Brian Katz
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mise à jour:
30-06-2009
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